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Vers la réorganisation de l’orpaillage dans la région aurifère de la Haute Guinée

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Une Journée Nationale des Orpailleurs se tiendra le 6 février prochain, à Kankan, la capitale de la Haute Guinée, une région jugée aurifère située à l’Est du pays, a-t-on appris de source officielle.

 

Initiée par le gouvernement guinéen, à travers son ministère des mines et de la géologie, cette Journée vise à maximiser l’impact des activités minières sur les populations riveraines.

Ayant pour but freiner l’exploitation sauvage des zones aurifères, cette journée se veut aussi un forum des échanges permettant de recenser les réflexions sur les choix à faire, les décisions idoines à prendre dans un contexte de réforme globale.

L’objectif est de prendre en compte le caractère sensible et complexe de domaine d’activité ancestrale d’une partie de la Guinée et d’en cerner les défis techniques et sociologiques.

En d’autres termes, cette initiative du Président de la République d’organiser viserait, entre autres, à s’assurer que la relance en cours et les réformes concernant ce domaine se poursuivent dans le cadre d’une concertation inclusive préalable.

Depuis l’apparition de l’or en Haute Guinée, cette région est prise d’assaut par une horde d’exploitants locaux provenant des pays frontaliers.

Conséquence immédiate, c’est la résurgence des conflits frontaliers entre des citoyens guinéens et des ressortissants maliens autour d’un lopin de terres d’un côté, et de l’autre, l’éboulement des mines sur les exploitants.

A ces deux problèmes, s’ajoutent également la ruée des agriculteurs, des élèves, vers l’exploitation artisanale des mines d’or dans des concessions détenues légalement par des sociétés aurifères étrangères.

Au total, 2 000 à 2 500 personnes travaillant dans le domaine de l’orpaillage seront mobilisées à partir des zones d’orpaillage des préfectures de Dinguiraye, Kankan, Kouroussa, Mandiana et Siguiri, les quatre principales préfectures aurifères de la région.

Après avoir identifié et affectés de sites de l’orpaillage dont 5 à Mandiana et 4 à Siguiri choisis comme zones pilotes, un protocole d’accord doit être signé entre une Banque de la place, l’État et les Orpailleurs afin d’assurer le financement à crédit.

APA