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Procès du 28 septembre : "les choses sérieuses commencent", selon Me Sako

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Neuf ans après le massacre du 28 septembre 2009, un pas de géant a été franchi dans l’affaire de la tenue du procès des événements du 28 septembre 2009. Un comité de pilotage dudit procès vient d’être installé.

 

L’annonce a été faite, ce vendredi par le ministre d’Etat, ministre de la Justice, Me Cheick Sako, en présence du Premier ministre Ibrahima Kassory Fofana. Cette cérémonie d’installation du comité de pilotage pour le procès du massacre du 28 septembre a connu également la présence des partenaires au développement et des ONG de droits de l’homme.


Selon Me Cheick Sako, ‘’c’est une satisfaction personnelle qu’on est arrivé à ce stade, ça n’a pas été facile. Après la clôture de l’instruction en décembre, automatiquement on a pris l’arrêt créant ce comité de pilotage, donc il a fallu attendre le 1er juin pour installer officiellement, en présence du Premier ministre ce comité de pilotage. Maintenant comme je l’ai dit toujours, les choses sérieuses commencent, bien évidemment, il faut que ce comité se mette à la tâche« .


« Dans le contenu de l’arrêt, il y a une réunion par semaine. Et une réunion extraordinaire à la demande de la majorité des membres du comité. Alors, ce comité n’a pas besoin de moyens pour fonctionner, donc on n’aura pas d’excuses. La mission essentielle de ce comité est administrative et matérielle, Il n’est pas question que ce comité se mêle du procès qui va arriver, ça c’est le travail des magistrats. Mais voyez-vous pour arriver au travail des magistrats, il faut que le comité fasse un bon travail, c’est pourquoi il est composé d’un membre de la société civile, il y a des membres des forces de sécurité, les magistrats de l’administration, les gens des Nations unies évidement il y a l’union européenne et les Etats-Unis parce que ce sont les premiers bailleurs de fonds, on attend que l’ONU fasse la même chose », a-t-il ajouté.


A l’en croire, ‘’l’union européenne a annoncé 400 milles euros et les Américains à peu près le même montant. On a aussi ceux des Nations-unies, comme vous savez le procès va durer entre 6 à 8 mois, donc ce n’est pas une petite affaire, il faut sécuriser les magistrats, les victimes et les témoins ,(…). Parlant de la date fixée pour le procès du 28 septembre, Me Cheick Sako a rassuré : ‘’la date du procès on ne peut pas pour l’instant la fixer. Attendez, dès que le comité va commencer à travailler, on va vous donnez une date. Trouver le site où le procès va se passer, ça va être le premier travail du comité, qu’est-ce que c’est à Conakry ou à l’intérieur, il y a 465 victimes, certains sont à l’étranger et beaucoup sont à Dakar donc on va les faire venir ».


Par ailleurs, le ministre Sako d’affirmer : » comme je l’ai dit, sans moyens financiers, on ne pourra pas faire ce procès. Il faut simplement essayer de faire mieux pour que la population guinéenne, qui a assez souffert dans ce pays puisse avoir confiance en la justice, qu’on puisse lutter contre l’impunité « . Ce comité qui a pour mission de consolider l’organisation, la sécurité et le financement du procès, est composé du ministre d’Etat chargé de la justice, et 11 autres membres constitués de magistrats, des acteurs de la société civile, des forces de sécurité, des partenaires techniques et financiers que sont les Etats-Unis, l’union européenne, etc.


Par Mediaguinee