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Négociations syndicales : les derniers arguments du gouvernement

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A l'invitation du Président de la République, Chef de l'Etat, Alpha Condé, les syndicats du système éducatif et les centrales syndicales, le gouvernement et le patronat se sont retrouvés en vue de trouver des solutions à la grève en cours. L’entretien s’est déroulé en présence du Premier Ministre, Chef du Gouvernement, Mamady Youla, des membres du Gouvernement et du Cabinet de le Présidence de la République.


Au cours de cette entrevue, le Président Alpha Condé a écouté les différentes parties dans un climat de confiance et de respect mutuel. Des échanges fructueux ont permis de déboucher sur des propositions de sortie d’une crise née d’un déficit de dialogue et de concertation permanente entre les acteurs.


Le Chef de l’Etat a donc engagé le Gouvernement à faire un suivi plus régulier et plus rigoureux des accords avec le mouvement syndical et à veiller à ce que les syndicalistes soient effectivement associés aux travaux qui le nécessitent lorsque cela est prévu dans les accords. Le Chef de l’Etat a pris acte de ce que cinq (5) points sur les neuf (9) faisant objet de la plateforme syndicale avaient fait l’objet d’un accord.


Sur les quatre (4) derniers points de la plateforme, le Président de la république a prêté une attention soutenue aux revendications et y a apporté les réponses précises et concrètes considérées par les syndicats comme des avancées significatives :



1.   Sur le maintien de tous les Enseignants et Enseignantes rétrogradés à leurs anciens grades ;

Le Gouvernement a confirmé son engagement de corriger tous les cas de rétrogradations consécutifs à la transposition de l’ancienne grille à la nouvelle grille et a demandé aux syndicats d’en établir la liste exhaustive avec les références précises.


2.   Sur le respect de l’ancienneté dans la nouvelle grille indiciaire ;

Le Gouvernement a confirmé sa volonté de prendre en compte l’ancienneté pour corriger les inégalités et les injustices constatées.


3.   Sur l’engagement de tous les contractuels et homologues de l’Etat à la Fonction Publique.

Le Gouvernement a rappelé les dispositions légales en la matière et a consenti à prendre les mesures suivantes :



-       Le recrutement à la Fonction publique des contractuels ayant dispensé au moins 8 années de cours ;

-       L’admission dans les ENI des contractuels ayant effectué moins de 8 années de cours et leur recrutement à la Fonction publique après évaluation ;

-       Le recrutement sur titre des homologues (Assistants) d’universités tout en admettant que la possibilité budgétaire existe. Il a été retenu de façon plus large de veiller en collaboration avec le MESRS à la mise en place d’un statut des homologues-assistants chargés de cours et de recherche.




4.   Sur le maintien de la valeur du point d’indice à 1030 au lieu de 751 :

Il a tout d’abord été rappelé que le principe d’une nouvelle grille salariale avait été adopté à la condition précise et stricte qu’elle n’occasionne pas une nouvelle augmentation de salaire après la dernière de 40% qui venait d’être consentie.



Il a été admis que la transposition de l’ancienne grille à la nouvelle grille n’avait entraîné aucune diminution de salaires et que dans l’hypothèse contraire, des corrections seraient immédiatement apportées aux cas concernés.



Il a également été indiqué que les variations sur la Valeur Monétaire du Point d’Indice avaient été rendues nécessaires pour permettre la prise en compte de la dernière augmentation de 40% telle que voulue par les accords tripartites.



Le Mouvement syndical a été informé que le maintien du point d’indice à sa valeur d’avant l’adoption de la grille indiciaire entraînerait une augmentation de salaires de 80%, contraire aux accords et insupportable par le Budget de l’Etat.



Les parties ont été invitées à se retrouver dans le cadre d’une séance de travail pour évaluer la possibilité de maintenir la valeur du point d’indice dans la nouvelle grille sans incidence sur les salaires.



A l'issue des discussions qui se sont déroulées dans un climat serein et apaisé, le mouvement syndical a convenu de rendre compte à ses mandants au cours d'une assemblée générale qui a été convoquée pour le jeudi 16 février à la Bourse du Travail.



Avant de conclure la rencontre, le Président de la République a rappelé sa préoccupation de répondre aux aspirations légitimes des populations en général et des travailleurs en particulier dans les limites des moyens disponibles. Il en a appelé, par la même occasion au sens de la responsabilité et au patriotisme de chacun et de tous.


Transmis par la Cellule de Communication du Gouvernement