Bannière
Bannière

La Présidence rectifie une grosse bourde des trois ministres de l'éducation

  • PDF

Dans un communiqué datée du 13 février, le ministre d’Etat, ministre secrétaire général à la Présidence Naby Youssouf Kiridi Bangoura annonce la tenue ce mercredi 15 février, au palais Sèkhoutouréya, d'une réunion de travail entre le président Alpha Condé et les acteurs concernés par la crise dans le monde éducatif.

 

"Vivement préoccupé par la difficulté de parvenir à un accord entre les syndicats et le Gouvernement, au regard des dérapages que cela pourrait entrainer, le Président de la République, le Professeur Alpha Condé invite l’ensemble des acteurs au calme et à la retenue", souligne le ministre Bangoura.

 

Cet communiqué conciliateur et empreint de sagesse sonne comme une véritable claque pour les trois ministres en charge du système éducatif du pays.

 

Un peu plutôt, en effet, Abdoulaye Yéro Baldé (Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique), Ibrahima Kourouma (Ministre de l’Enseignement Pré-Universitaire et de l’Alphabétisation) et Damantang Albert Camara (Ministre de l’Enseignement Technique, de la Formation Professionnelle, de l’Emploi et du Travail) cosignaient un communiqué dans lequel ils annonçaient la prorogation des congés forcés sur toute l'étendue du territoire national à compter du mardi 14 février.

 

Leur communiqué conjoint était d'autant plus révoltant qu'il accusait clairement les syndicats de l'éducation comme les seuls responsables du blocage constaté actuellement dans le secteur. "Suite au maintien du mot d’ordre de grève déclenché par l’intersyndicale de l’Education, les ministres en charge du système éducatif informent l’ensemble des élèves, étudiants et parents d’élèves des secteurs public et privé et de tous les cycles d’enseignement que les écoles seront fermées à compter de ce mardi 14 février 2017 sur l’ensemble du territoire national. Les cours reprendront dans le calme et la sérénité à la fin des négociations".

 

En décidant d'appeler au calme et à la retenue, la Présidence de la République s'inscrit dans une logique d'apaisement contrairement au discours va-t-en guerre des ministres en charge de système éducatif pour qui le centrales syndicales actuellement en grève sont loin d'être représentatives.

 

Par Kaloumpresse