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Assemblée Nationale : Kory Kondiano s'énerve quand on lui demande d'allouer son budget de souveraineté aux handicapés

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Le président de l'Assemblée Nationale Claude Kory Kondiano a piqué une colère noire mardi à l'hémicycle après que certains députés ont sollicité que son budget de souveraineté soit mis à la disposition des personnes handicapées.

 

Actuellement en pleine session ordinaire des lois, les députés ont adopté mardi le Projet de loi portant Protection et Promotion des Personnes Handicapées en Guinée. Une loi innovante qui accorde des privilèges aux personnes à mobilité réduite.

 

Si ce dispositif légal passe pour une avancée majeure dans le pays, certains élus ont estimé que l'Etat doit accroitre son accompagnement financier en faveur des personnes handicapées.

 

C'est dans cette logique que le député Sékou Benna Camara a invité le président de l'Assemblée nationale à renoncer à son budget de souveraineté et à le mettre au service des nécessiteux.

 

Ces propos à priori taquins ont été perçus par le chef du législateur comme une plaisanterie de mauvais goût.

 

Claude Kory Kondiano l'a vite rappelé à l'ordre, estimant qu'il fallait rester "coller au sujet" du jour.

 

Et au député Sékou Benna Camara de préciser que sa proposition qui ne vise qu'à sauver "une couche sans revenue" concerne aussi bien le président de l'Assemblée nationale que le président de la République et le Premier ministre.

 

Visiblement agacé par cette proposition qui touche ses intérêts, M. Kondiano riposte et appelle son collègue à plus de responsabilité puisque que les débats parlementaires sont diffusés sur satellite.

 

"Le président de la République, le président de l'Assemblée nationale ont des budgets de souveraineté. Ils peuvent en faire ce qu'ils veulent et n'ont de compte à rendre à personne", dira-t-il.

 

Et d'assener : "Sur satellite on vous voit et on entend tout ce que vous dites. Évitez de personnaliser le débat. L'ignorance n'est pas une maladie, ça se soigne. Le fonds de souveraineté du président de l'Assemblée nationale n'est pas à partager. Il faut que cela soit clair".


Par O. Elie Camara