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KIDAL / MALI : Dr Mohamed Diané se pose en chef de guerre

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Les attaques répétées contre le contingent guinéen "Gangan 2" à Kidal, dans le nord du Mali, n'entameront en rien la volonté de l'armée guinéenne à venir à bout du terrorisme dans ce pays frère et ami. Voilà la quintessence du message lancé ce vendredi à Conakry par le ministre de la Défense nationale Dr Mohamed Diané.

 

La Guinée a rendu un hommage à ses quatre soldats tués le 8 juin dans une attaque islamiste à Kidal. Des funérailles nationales saisies par les autorités civiles et militaires de Conakry pour remobiliser les troupes guinéennes.


Ce vendredi le ministre guinéen de la Défense nationale Dr Mohamed Diané a loué la bravoure des quatre éléments de Gangan 2 tombés, le drapeau guinéen en main. Il a ensuite réitéré son soutien aux trois autres blessés dans l'attaque.


Puis, sur un ton beaucoup plus ferme, le ministre de la Défense a rappelé la détermination de la Guinéei à mener aux côtés du Mal la lutte pour la justice et la liberté. Un engagement qui ne saurait être remis en cause malgré le lourd tribut à payer.


Comme pour se faire entendre dans les confins du vaste désert malien Dr Diané a souligné que rien n’ébranlera cette détermination de l'armée guinéenne à poursuivre le combat partout où elle sera appelée dans le cadre des opérations de maintien de la paix.


"Soldats guinéens ! Poursuivons notre engagement et préparons-nous, mois après mois, année après année, aussi longtemps que cela sera nécessaire, à poursuivre la lutte pour cette liberté", a-t-il lancé devant les hauts gradés de la grande muette.



Derrière cet appel à la résistance et à la lutte acharnée contre les islamistes sans foi ni loi, il faut comprendre aisément le sentiment de révolte qui anime le patron de la défense guinéenne face à l'augmentation du nombre de soldats guinéens déjà morts dans le désert du nord du Mali. Car il y a plus d'un an, le 12 février plus exactement, sept soldats guinéens toujours de la MINUSMA tombaient dans des circonstances presque similaires à celles du 8 juin.

 

Par Kaloumpresse